plus abrupte sera la chute
Cette poésie a été primé au Concour Internationnal Des Arts et Des Lettres de France en 2004....
Plus abrupte sera la chute
Dans un labo ultra-secret
En un pays que je tairais,
Un homme s’agite, fais les cents pas
Semblant attendre ; je ne sais quoi.
C’est un vague chercheur inconnu
Qui attends patiemment son tour
Afin d’être enfin reconnu
Et aujourd’hui c’est le grand jour.
Dans la pièce y a une machine
Composé d’une petite cabine,
D’une console et d’un écran
Qu’il doit étrenner maintenant.
Tous les essais furent des succès
Mais il faut l’expérimenter
Et ce jour il reçoit enfin
Son tout premier cobaye humain.
Cette machine a pour but de faire
Croître le quotient intellectuel
Par l’A.D.N. elle peut extraire
L’intelligence exponentielle.
A peine le volontaire entré,
Il fut invité à s’asseoir
Dans la cabine qui fut fermé,
Laissant l’homme tout seul dans le noir.
La machine dit : « 92 ! »
Le savant tourna un bouton,
Elle afficha alors « 112 ! ».
Victoire ! Il avait donc raison !
Mais malgré ce premier succès,
Il se dit : « A y être, je continu ! »
Et il n’en finit pas de tourner
Le bouton, il ne s’arrête plus…
Arrivé à près de 200,
Un court-circuit détraqua tout…
Le quotient chutait pour de bon
Et puis il s’arrêta d’un coup !
Tandis que s’ouvrait la cabine,
Résonnait la voix de la machine
Qui répétait le chiffre « trois ! »
Laissant le savant dans l’effroi.
Le cobaye se leva pourtant
Et lui dit très naturellement :
« Sergent Fion, Second Régiment,
A votre service mon commandant !»