UN SAMEDI ... ( ACTE II suite)

Publié le par grrreg

SCENE III

 

 

 

ANNIE. – Qui veut de ma mousse au chocolat ?

LAETITIA. – Elle est merveilleuse à chaque fois !

Elle ne survivra pas à ce soir,

Surtout avec ces quatre lascars !

REGIS. – Tu la réussis tellement bien…

LAETITIA. – La première fois, je m’en souviens

C’était en Grèce…Il y avait Annie,

JC, Romu…et puis aussi…

 

REGIS. – Ecoutez donc, chers compagnons,

La dernière blague de bon ton.

Dans un labo ultra-secret,

En un pays que je tairai,

Un homme s’agite, fait les cents pas

Semblant attendre, je ne sais quoi.

C’est un vague chercheur inconnu

Attendant patiemment son tour

Afin d’être enfin reconnu

Et aujourd’hui c’est le grand jour.

Dans la pièce y a une machine

Composé d’une petite cabine,

D’une console et d’un écran

Qu’il doit étrenner maintenant.

Tous les essais furent des succès

Mais il faut l‘expérimenter

Et ce jour ; il reçoit enfin

Son tout premier cobaye humain.

Cette machine a pour but de faire

Croître le quotient intellectuel,

Par l’A.D.N. elle peut extraire

L’intelligence exponentielle.

A peine le volontaire entré,

Il fut invité à s’asseoir

Dans la cabine, qui fut fermée

Laissant l’homme tout seul dans le noir.

La machine dit : « 92 ! »

Le savant tourna un bouton,

Elle afficha alors : « 112 ! ».

Victoire ! Il avait donc raison !

Mais malgré ce premier succès,

Il se dit : « A y être, je continue ! »

Et il n’en finit pas de tourner

Le bouton, il ne s’arrête plus…

Arrivé à près de 200,

Un court-circuit détraqua tout…

Le quotient chutait pour de bon

Et puis il s’arrêta d’un coup !

Tandis que s’ouvrait la cabine,

Résonnait la voix de la machine

Qui répétait le chiffre « trois ! »

Laissant le savant dans l’effroi.

Le cobaye se leva pourtant

Et lui dit très naturellement :

« Sergent Fion, Second Régiment,

A votre service mon commandant ! »

Des rires retentissent.

 

LAETITIA. – Dis-moi Benoît, sans abuser,

Est-ce que je peux téléphoner ?

J’appelle ma sœur qui est enceinte,

Elle est en ligne restreinte !

BENOIT. – Tu n’as qu’à décrocher le combiné,

Et composer le numéro souhaité !

Va dans la chambre, tu seras mieux…

Ici, faire silence est un vœu pieu…

Laetitia sort en direction de la chambre.

 

Un silence s’installe jusqu’à ce que Régis se lève.

 

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