preface

Publié le par grrreg

Je vous livre la préface d'un roman que j'ai écris l'année derniére et qui s'intitule : LE JOUR DU CHAOS ....

Préface

 

 

 

 

 

 

                                   Un samedi après-midi … Presque ordinaire… Dehors l’automne fait son œuvre… Des myriades de feuilles jaunes ou orangées virevoltent, ça et là au bord de la route, au gré du vent et du flot des voitures qui les bringuebalent dans un ballet presque majestueux. Sur le trottoir, quelques passants se pressent de rentrer. Il est près de midi et demie… La faim se fait sentir. Bien entendu, ils prennent soin de changer de trottoir aux abords de ce bâtiment officiel bien gardé… Surtout en ce moment. Il n’y a guère que les feuilles qui s’autorisent à faire une incursion dans la cour. Mais cela ne profite à personne… Au rez-de-chaussée, les fenêtres sans teins cachent des salles de réunions vides. Au premier étage, ce ne sont que des bureaux, déserts le week-end. Au second, par contre, on retrouve présences humaines, mais personne ne regarde par la fenêtre… Pas même cet homme tout en haut à gauche. Il est tout seul, dans une toute petite pièce. Les murs sont nus et ont pour seul ornement un vieux lavabo. .Quant au mobilier, il se limite à deux chaises. Il est assis sur une d’entre elles, dos à la rue, dos à la vie. Il a la tête baissée et semble regarder ses pieds. Il s’appelle Icaro…Cela fait deux heures qu’il est ici… Solitaire… On pourrait croire qu’il réfléchit et pourtant non. Il s’est assoupit. C’est un homme exténué qui n’a pas dormi depuis quarante-huit heures. Je crois bien qu’il pourrait s’écrouler au sol comme terrassé par sa fatigue. Mais il tient sur sa chaise, cela étant dit comment pourrait-il en être autrement, il est menotté aux chevilles et poignets. Comme si ça ne suffisait pas, il est sanglé de la taille aux épaules… Mais il l’a oublié depuis quelques minutes. Il dort …

                        La porte s’ouvre, deux hommes pénètrent dans la pièce en prenant soin de refermer à double tour derrière eux. Le bruit de la serrure réveille le prisonnier, il lève les yeux et aperçoit les deux tortionnaires. Il reconnaît immédiatement le plus petit des deux, il a déjà eu maille à partir avec lui ces deux derniers jours, c’est un certain inspecteur Ramirez. L’autre il ne l’a jamais vu… Il a des allures de militaires. Il ne lui dit rien et s’assoit sur l’autre chaise, se positionne en face de lui, dos à la porte et fait un signe de la main à l’inspecteur qui s’approche d’Icaro… Ça va recommencer… Le policier l’assène de questions, puis d’injures et tandis qu’il lui parle, il lui fait mal. Il sait y faire, il connaît toutes sortes de techniques pour engendrer la douleur. Il recommence, s’attaque aux articulations, puis au torse, repose des questions. Il s’acharne comme une nuée d’abeilles africaines sur un animal blessé. Ramirez se moque de lui, de son prénom, joue de son cynisme. Le sourire aux lèvres, il lui dit que Icare dans la mythologie s’était brûlé les ailes en approchant du soleil. Il sort son briquet, l’allume et l’approche du mollet du détenu. Il se ravise au son de la voix de son acolyte qui lui dit : « Non ! Pas de marques ! …Pas encore ! … »

                        L’entretien reprend son cours, son flot de coups et de questions. Icaro aimerait leur répondre, se défendre mais il ne peut pas. Pour cause, cela fait presque vingt-quatre heures qu’il est bâillonné. Une sonnerie de portable retentit dans la pièce. Le militaire se lève et extirpe un téléphone mobile d’une de ses poches : « Allô ! … Oui, monsieur… Cela suit son cours… Oui… Très bien… Je dois passer au Quai d’Orsay à 16 heures mais je peux faire un crochet au Ministère… Oui… Reçu… Au revoir monsieur ! … »

                        Et les comparses se remettent au travail… Dehors la rue est calme… La brise en chef d’orchestre assure les seuls mouvements extérieurs… Les citadins sont tous en train de se restaurer, dans la quiétude de leurs foyers. J’aurais aimé vous dire que cela se passe dans un pays dictatorial, en Amérique du Sud ou ailleurs… J’aurais voulu vous dire que se sont des scènes qui n’ont pas cours dans un pays démocratique… Mais c’est ainsi ! Pire ! C’est ici, en France, en plein Paris, aujourd’hui.

                        Pour vous expliquer ce qui se passe, je vais devoir vous narrer ce qui s’est passé auparavant. Donc, nous voici quelques jours en arrière. Nous retrouvons Icaro dans une autre cellule, face à un autre interlocuteur.

 

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Publié dans roman

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P
Kikooo Grrreg<br /> <br /> Je me demandais s'il était possible de lire ton livre. Il a l'air trés intéressant!!!<br /> Ton blog aussi d'ailleurs!<br /> <br /> A trés bientôt.... ;p<br />
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